Culture

« In Extremis » le court métrage de Malolo Matouala doublement récompensé au Cameroun

Presqu’un an jour pour jour après sa sortie en salle à Pointe Noire, le court métrage « In Extremis » du Congolais Malolo Matouala fait parler de lui, non pas une fois mais deux fois, lors de la 9e édition du festival international du cinéma indépendant de Bafoussam (FICB) au Cameroun. 

Le 27 mars restera une journée mémorable pour l’auteur et scénariste Malolo Matouala dont la production « In Extremis » a remporté deux distinctions lors du festival camerounais dédié à la promotion du 7e art africain indépendant. Le thème retenu cette année était « Festival de cinéma comme facteur de développement local ».

Son court métrage de 23 minutes réalisé par Michael Gandoh, a raflé tour à tour la silhouette d’or de la meilleure interprétation masculine attribuée à l’acteur Harvin Isma, et la silhouette d’or du prix du public.

♦ Lire aussi : Michael Gandoh : le visage d’un cinéma congolais décomplexé 

L’acteur Harvin Isma recevant sa récompense n’a pas caché son émotion, « j’aimerais longuement vous dire tout ce que je ressens au plus profond de mon cœur actuellement, mais j’ai tellement rendu grâce qu’il me reste si peu de force pour vous exprimer mon ressenti. Que rajouter encore de plus, si ce n’est dire merci à tous ? », a-t-il dit.

Une belle revanche pour cette production congolaise sortie le 7 mars 2020, une période trouble marquée par l’entrée en isolement de la majorité des pays du monde suite à la survenance du Covid-19. 

Le film raconte l’histoire du jeune Sam interprété par Harvin Isma, qui planifie de se donner la mort après avoir surpris son chef Roger et sa fiancée Denise en flagrant délit d’adultère dans le lit conjugal. Un récit qui connaîtra un dénouement qui invite à la résilience.

Une résilience identique à celle du cinéma congolais, dépourvu d’espace d’expression, de support pour la distribution, de financement, de structure de formation et d’accompagnement qui contre vents et marrées continue de vendre son savoir-faire lors des grandes messes du cinéma continental. 

Notons qu’en février dernier, « In Extremis » avait été retenu par le Festival international de poésie et d’art « Cri de femme » pour être partagé au public mondial, son 11e Festival Cri de femme.

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