lundi, septembre 28, 2020
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Usurpation de pouvoir au Conseil départemental et municipal de la Lékoumou

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La séance de travail entre le ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement, Charles Nganfouomo, et les Conseillers départementaux et municipaux de la LéKoumou a été centrée sur la crise qui existe au sein de la Mairie de la LéKoumou. La présidente du Conseil départemental et municipal de la LéKoumou, Sylvie Okabando a été destituée par ses pairs. Une initiative qui ne relève pas des prérogatives des Conseillers départementaux et municipaux, a affirmé, Charles Nganfouomo.

Il s’est tenu jeudi dernier dans la localité de la Lékoumou, une séance de travail entre le ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement, Charles Nganfouomo, et les Conseillers départementaux et municipaux de la LéKoumou. 

Au coeur de leurs échanges, la crise ayant conduit à la destitution du Maire central de cette circonscription administrative par les Conseillers departementaux et municipaux.

Une action traduisant une usurpation de pouvoir de la part des Conseillers de la Lékoumou, suivant les procédures de révocation d’un président du Conseil départemental et municipal, a relevé le ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement.  

« Lorsqu’une institution prend une décision qui n’est pas de son ressort, elle est frappée par ce qu’on appelle l’incompétence matérielle, c’est-à-dire, vous délibérez dans une matière qui ne relève pas de vos attributions… Nous avons voulu que le Congo soit un Etat de Droit. Les Conseillers n’ont pas le pouvoir de démettre un président du Conseil. Ils peuvent faire une requête, une pétition ainsi de suite, et le ministère de l’Intérieur vient vérifier. », a expliqué Charles Nganfouomo.  

Condamnant cette révocation, le ministre délégué chargé de la Décentralisation et du Développement, Charles Nganfouomo, a souligné que cet acte relève plutôt des attributions du Président de la République. 

« Le ministère de l’Intérieur n’accepte pas d’être mis devant un fait accompli. Il n’y a pas à ce jour un décret portant révocation de la Présidente du Conseil. Donc la Présidente du Conseil reste en fonction. Non pas par défis, mais simplement parce que l’Etat de Droit veut que ce soit ainsi. », a-t-il martelé.  

Le préfet directeur général des Collectivités locales au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation est attendu dans les prochaines heures dans ce département pour éclairer l’opinion. Un contrôle sera fait par le ministre de l’Intérieur pour déterminer la matérialité des faits reprochés à la présidente du Conseil, a conclu Charles Nganfouomo.

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