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Pénurie de transports à Pointe-Noire : les rails du CFCO pris d’assaut par les piétons

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Plusieurs Ponténégrins empruntent désormais, les rails de la société Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) pour se mouvoir. A l’origine, la pénurie de transports en commun suite à la relance de la distanciation physique la semaine dernière à bord de ces moyens. 

Les rails de la société Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) à Pointe-Noire, qui constituent un raccourci pour les populations des quartiers Est de la ville océane, sont pris d’assaut par les riverains ces derniers jours.

Pour cause, la pénurie des transports en commun accentuée par la réduction du nombre de passagers, suite au retour de l’observation stricte des mesures de distanciation physique dans les bus et taxis.

♦ Lire aussi : Retour de la distanciation physique dans les transports en commun à Pointe-Noire.

La capacité d’accueil de ces véhicules ayant été quasiment réduite par deux, l’offre de transport s’en trouve presque doublement réduite elle aussi, dans un secteur où la demande était déjà largement supérieure à l’offre.

Les conducteurs font recours aux pratiques de « demi-terrains » ou aux morcellements des trajets dans l’espoir de réaliser leurs recettes habituelles.

♦ Lire aussi : Déconfinement : les rails de la CFCO transformés en rue piétonne faute de transport.

Les clients sont désormais soumis à des fortunes diverses. Les habitants les plus pressés ou moins nantis, sont contraints à la marche avant l’heure de travail ou du couvre-feu, alors que les plus patients et à même de supporter les coûts additionnels de transport observent de longues heures d’attentes.

« Payer 200 francs Cfa d’ici jusqu’au Fond Tié-Tié, tandis que je vais au centre-ville est trop coûteux pour moi. Je gagne combien pour supporter ce genre de transport morcelé et exorbitant », a déclaré un peintre industriel.

Cette situation n’est pas nouvelle dans la ville de Pointe-Noire. Au sortir du premier confinement de mars 2020, le gouvernement avait décidé de la baisse du nombre de passagers à bord des véhicules automobiles, afin de préserver la distanciation physique entre les usagers. Les mêmes causes avaient entrainé les mêmes effets.

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