samedi, juillet 24, 2021
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La dette congolaise estimée à 6016,5 milliards de FCFA

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La dette congolaise représente désormais 98% du produit intérieur brut du pays. Une estimation, loin des 110% évalués par le Fonds Monétaire International, annoncée le Premier ministre Anatole Collinet Makosso lors de la présentation du Programme d’Action du Gouvernement.

L’impératif constitutionnel auquel s’est plié le nouveau chef de Gouvernement ce 21 juin, a permis d’avoir une vue d’ensemble sur les défis majeurs qui attendent l’équipe gouvernementale.

Abordant le très attendu volet économique, le Premier ministre n’a pas manqué d’épingler la double crise économique et sanitaire ayant largement affecté les grands agrégats économiques et enfoncé davantage le pays dans les affres d’une dette abyssale. 

Évaluée à 110 % du PIB, la dette congolaise a été jugée « insoutenable » par le FMI, entraînant la suspension du programme de facilité élargie de crédit conclu en 2019. 

Lors de sa présentation Anatole Collinet Makosso a fait une mise à jour de cette évaluation, ramenant en dessous de la barre des 100% du PIB le niveau d’endettement du pays. “Annoncée au départ à 110%, notre dette s’élève actuellement en réalité à 6016,5 milliards de FCFA au 31 décembre 2020, soit 98% du PIB”, a-t-il indiqué.

Un argument qui ne devrait pas suffire à assurer la soutenabilité du niveau de créance et relancer les négociations avec les experts du Fonds monétaire international. 

Ce début de semaine, un échange téléphonique entre le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso et son homologue chinois Xi Jinping a débouché sur un accord de restructuration de la dette congolaise envers la Chine.

La dette envers la Chine estimée à 1 300 milliards de francs CFA, selon le gouvernement, constitue à elle seule un peu plus de 20% de la dette globale du pays. 

Sa restructuration devrait permettre de redonner un élan supplémentaire au gouvernement congolais qui s’est fixé pour objectif de ramener la dette globale du pays en dessous de la norme communautaire de la CEMAC fixée à 70% du PIB.

Anatole Collinet Makosso qui estime que le niveau de richesse du pays est sous-estimé, envisage une « réévaluation profonde qui reflète la réalité économique, en tenant compte également du secteur informel« . Toute chose qui participerait, dit-il, à améliorer l’indicateur de la dette congolaise et à rendre le pays plus crédible.

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