Economie

Le Port autonome de Brazzaville mis à mal par la parafiscalité selon Guy Georges Mbacka

Le ministre de l’Économie fluviale et des voies navigables, Guy Georges Mbacka s’est dit préoccupé par la multiplication de taxes imposées aux usagers du Port autonome de Brazzaville et Ports secondaires (PABPS). Cette parafiscalité, dit-il, a un impact négatif sur les activités portuaires dans la mesure où cela favorise la prolifération de ports parallèles illégaux.

La direction générale du Port autonome de Brazzaville et Ports secondaires (PABPS) a reçu ce vendredi 14 octobre, la visite du ministre de l’Économie fluviale et des voies navigables, Guy Georges Mbacka.

Le ministre et sa suite ont fait l’état des lieux de cette structure publique, basée sur la rive droite du Fleuve Congo. 

Il ressort de cette visite que les activités du port sont menacées par plusieurs problématiques dont le nombre important de taxes. 

« La parafiscalité est réelle. Il y a beaucoup de services de l’Etat qui ont investi le port, imposent des taxes aux usagers qui fait que le Port autonome de Brazzaville n’est plus crédible dans ce sens que le Port n’est plus performant », a déclaré Guy Georges Mbacka. 

Le ministre de l’Économie fluviale et des voies navigables estime que la parafiscalité est un frein au développement du PABPS.

« Ces taxes ont fait que certains citoyens au lieu de charger ou décharger leurs marchandises au Port de Brazzaville, ils vont risquer à travers les pirogues des mariniers au large. Il y a eu beaucoup de noyades. Le port de ce côté-là a perdu beaucoup de crédibilité », déplore-t-il. 

♦Lire aussi : Guy Georges Mbacka au sujet de la Société congolaise de transport fluvial : « Tout le patrimoine a été vendu »

Poursuivant son propos, Guy Georges Mbacka a indiqué que la parafiscalité n’est pas la seule difficulté à laquelle est confronté le PABPS. 

« Il y a certains qui ont de manière frauduleuse créé des ports privés. Ils chargent des marchandises. Ceci au mépris des textes en vigueur. Ça c’est le côté un peu négatif », a dit le ministre. 

Une situation qu’entend résoudre le ministre de tutelle. 

« Nous avons cerné ces questions. Nous pensons que dans un avenir très proche on va mettre fin à ce désordre », a assuré Guy George Mbacka. 

A la création des ports parallèles s’ajoute l’ensablement du Beach de Brazzaville.  

Notons que cette descente fait partie de la série de visites des structures placées sous la tutelle du ministère de l’Économie fluviale et des voies navigables au cours de laquelle, Guy Georges avait visité la Société congolaise de transport fluvial (Socotraf) ce jeudi 13 octobre. 

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