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CCIAM Pointe-Noire : Des masques de protection pour petits artisans et commerçants

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La Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers de Pointe-Noire (CCIAM) est à l’initiative d’un projet de production de masques pour les petits commerçants et les artisans locaux. Elle lance un appel à la solidarité pour réalisation du projet. Une campagne de crowdfunding a notamment été mise en place, elle permet aux éventuels contributeurs partout dans le monde d’y participer. 

La crise sanitaire mondiale du coronavirus Covid-19 a amené plusieurs États à associer le confinement à la recherche scientifique pour contrer la propagation de la pandémie. Alors qu’une partie de l’économie se retrouve paralysée par la distanciation sociale imposée par la maladie, les entreprises fournissant des biens ou des services essentiels poursuivent leurs activités nécessaires à la survie de la communauté. 

Parmi elles les artisans et les petits commerçants, dont les revenus journaliers juste suffisants pour satisfaire leurs besoins physiologiques, ne permettent pas d’élever les contraintes sanitaires au rang de priorité. Ces acteurs du tissu économique, poussés par des impératifs de survie sont, chaque jour, exposés à la maladie par manque de moyens de protection.

C’est fort de ce constat que la Chambre de Commerce de Pointe-Noire, a décidé de mobiliser des ressources pour venir en aide à ces entrepreneurs. « Nous avons pris l’initiative de faire fabriquer des masques pour les donner gratuitement aux artisans et petits commerçants » nous confie Didier Mavouenzela le président de la Chambre de Commerce de la capitale économique.

« Pour nous, il s’agit d’une activité solidaire et sociale. »

En plus de fournir du matériel de protection aux commerçants vulnérables, le projet va faire appel à l’expertise locale pour la réalisation des masques. Une manière pour la Chambre de Commerce de redonner du travail à des artisans locaux qui depuis le confinement ont vu leurs activités stoppées se retrouvant ainsi sans moyen de subsistance. 

Au cours de son intervention lors des questions d’actualité du Gouvernement à l’assemblé nationale, la ministre de la Santé Jacqueline Lydia Mikolo invitait à une production encadrée « pour s’assurer que les masques produits répondent aux normes d’hygiène, sanitaires et n’exposent pas nos populations aux risques de santé. » Pour répondre à ces exigences, la CCIAM a pris attache avec l’Agence Française de Normalisation (AFNOR) et obtenu l’autorisation officielle d’utiliser le protocole de fabrication de masques de l’agence.

Deux types de masque seront donc produits, celui proposé par l’AFNOR, l’autre par le CHU de Grenoble. « Nous avons tout un dossier élaboré par l’AFNOR sur la façon de les fabriquer. Nos masques auront trois tissus en coton, et nous donnerons aux artisans un cahier de charge dont le suivi sera assuré par le groupement d’artisans gestionnaire du projet » précise le président de la Chambre de Commerce.

Le financement de ce projet fait appel à la solidarité précise Didier Mavouenzela, la CCIAM a mis en place un système de collecte moderne, confinement oblige. Virement bancaire, Mobile money (06 899 10 47), Airtel money (05.57082.55) ainsi qu’une cagnotte pour permettre non seulement à ceux qui sont au Congo, mais également à ceux qui sont ailleurs de pouvoir y participer.

D’autres activités sont actuellement en réflexion à la CCIAM, elles visent notamment à la mesure de l’impact de la pandémie du Covid-19 sur les économies locales en vue de proposer des accompagnements ciblés aux entreprises.

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