AccueilSociétéBourses impayées : des étudiants congolais en Côte d'Ivoire en détresse

Bourses impayées : des étudiants congolais en Côte d’Ivoire en détresse

-

Les étudiants congolais de Côte d’ivoire sollicitent une intervention du gouvernement dans la résolution de plusieurs problématiques urgentes auxquelles ils sont confrontés dans le cadre de leur séjour d’étude en Côte d’Ivoire.

Le collectif des élèves et étudiants congolais en Côte d’Ivoire (AECOCI) regroupant des étudiants boursiers du gouvernement congolais se dit totalement accablé. Pour cause, depuis plusieurs années certains ne perçoivent plus la bourse grâce à laquelle ils ont été admis dans les universités et grandes écoles ivoiriennes.

Des étudiants dont certains sont dans le pays depuis 2012 enregistrent entre neuf mois et trois (3) ans d’arriérés de bourse. Une situation extrêmement difficile pour ces compatriotes, affirme Rodriguez Loubaki, ancien président de l’Association des Élèves et étudiants congolais de Côte d’Ivoire (AECOCI).

« Vous ne pouvez pas imaginer comment on a passé la période de Covid. Aussi, nous sortons d’une crise électorale en Côte d’Ivoire. Tout était cher. On a été abandonnés à notre triste sort. », déplore-t-il.

Un problème de bourse qui s’est transformé, pour la plupart, en tracasserie avec les universités qui refusent de délivrer des diplômes ou attestations de soutenance pour les finalistes. Le retrait de ces documents sont désormais conditionnés par la liquidation des « dettes » de l’Etat congolais.

Outre les problèmes de scolarité, ces étudiants ont des ennuis administratifs. Ils détiennent des passeports expirés, plusieurs étudiants seraient donc en situation irrégulière en Côte d’Ivoire. 

À plusieurs reprises, ils auraient sollicité la représentation diplomatique congolaise en Côte d’Ivoire, qui leur répondrait que leurs « doléances demeurent sans suite » jusqu’à ce jour. 

Ils en appellent à la bonne volonté des autorités compétentes pour qu’une issue favorable à cette situation qui perdure depuis plusieurs mois soit trouvée. « Ce que nous pouvons demander est que le gouvernement puisse toucher du doigt notre problème avec un peu d’humanisme, parce que, ce que nous vivons ici est catastrophique. », déclare, Loubaki.

La récurrence de la situation devrait interpeller les pouvoirs publics au vu du risque important de préjudice à la réputation des étudiants congolais encouru à travers le monde.  

Le mois dernier déjà, deux cent seize (216) étudiants boursiers congolais étaient menacés d’être expulsés d’une université au Maroc pour non versement des frais académiques de la part des autorités congolaises à l’UPM depuis 2014.

Articles Populaires