Société

La “multiplication des graves accidents” des véhicules d’Océan du Nord relève de « l’usure » des chauffeurs 

Ce vendredi 21 avril, une équipe de la Cellule technique du ministère en charge des Transports a indiqué que l’augmentation des accidents enregistrés par la société Océan du nord est due à « l’usure au niveau de l’utilisation des chauffeurs ». 

Une équipe de la Cellule technique du ministère en charge des Transports mise en place par le ministre de tutelle, s’est rendue dans les installations de la société de transport interurbain, Océan du Nord, à Brazzaville ce vendredi 21 avril. 

Conduite par son président, Armand Jean Fréderic Daho-Mondzo, inspecteur général des Transports, cette équipe qui a pour « mission de vérifier la conformité et le calibrage des équipements chronographiques » de l’ensemble des bus de ladite société a visité le parc automobile de cette compagnie et sa direction générale.  

Objectif de cette visite : « toucher du doigt la réalité sur le terrain afin de déceler les failles à l’origine de la récurrence des accidents » sur les Routes nationale 1 (RN1) et 2 (RN2) et d’y « apporter des solutions », rapporte la Cellule de communication et des systèmes d’information du ministère des Transports. 

« Lorsqu’il y a un accident, nous voyons trois aspects : il y a l’homme, il y a le matériel, c’est-à-dire le véhicule et puis il y a la route. L’aspect de la route est écarté. L’aspect technique, c’est-à-dire le véhicule, est écarté. Nous allons essayer de voir plus le côté des chauffeurs, parce que 15 heures de route sans se reposer, c’est énorme quand même. C’est un être humain, vous savez que le corps a droit au repos », a déclaré Armand Jean Fréderic Daho-Mondzo.

Pour lui, « l’erreur repose sur l’homme. Il y a une l’usure au niveau de l’utilisation des chauffeurs. Je prends l’exemple de ceux qui font le trajet Brazzaville – Pointe-Noire. Ils ont 15 heures de route, ils n’ont pas assez de temps de repos. Donc, le lendemain ils doivent reprendre le volant pour revenir sur Brazzaville. C’est sur cet aspect là qu’on va essayer de travailler, c’est-à-dire le ministre des Transports et cette société », a-t-il déclaré.

♦Lire aussi : Mesures urgentes suite à la récurrence des accidents de circulation des transporteurs interurbains et de long parcours

Par ailleurs, un dispositif a été mis en place pour permettre aux conducteurs de contrôler l’état de leurs véhicules notamment de la vitesse, a indiqué Fidèle Yengo-Mambou, conseiller aux Transports terrestres du ministre. 

« Nous avons trouvé un dispositif très intelligent qui permet au chauffeur de se contrôler, de contrôler l’état du véhicule puisqu’il a d’autres paramètres qui sont pris en compte dans cette balise et éventuellement aussi d’être suivi directement par la salle informatique, parce que cette salle c’est en fait une salle de régulation qui suit tous les véhicules », a-t-il souligné. 

♦Lire aussi : Accident sur la RN2 : la société Océan du Nord interpellée par Honoré Sayi

Ainsi, les vitesses seront calibrées conformément à la circulaire prise par le ministre des Transports du 18 avril dernier qui limite la vitesse maximale à 30 km/heure, dans le Mayombe et les zones à circulation lente et dangereuse, puis à 70 km/ heure, dans les zones à circulation fluide, a-t-il indiqué. 

« A un certain moment, le véhicule ne peut pas dépasser une vitesse requise, et la balise permet effectivement que s’il arrive à cette vitesse requise, limite je pourrais dire, la balise émet un bip qui rappelle au chauffeur qu’il est en train de dépasser la vitesse qui est requise », a affirmé Fidèle Yengo-Mambou. 

Suite à l’accident de la circulation qui s’est produit ce dimanche 16 avril dans la sous-préfecture de Ngo, occasionné par la société de transport Océan du Nord, le ministre des Transports, Honoré Sayi, s’était entretenu avec les responsables de cette compagnie ce lundi 17 avril à Brazzaville. Ces derniers avaient été appelés à prendre de nouvelles mesures afin de réduire le risque d’accident. 

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