jeudi, octobre 29, 2020
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Six ans d’attente et toujours pas de formation pour les élèves magistrats

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Banderole à la main, les élèves magistrats en attente de formation se sont rassemblés devant le siège de la Primature ce 22 septembre afin de revendiquer leurs droits.

Ces derniers réclament la publication immédiate du décret reconnaissant officiellement leur statut d’auditeur de justice afin de bénéficier d’une rémunération et la publication d’une note de mise en formation peu importe le lieu dans les plus brefs délais.

Réunis au sein d’un collectif, ces élèves magistrats sont en attente d’une formation initiale en magistrature depuis 2014.

En cette année, il avait été constaté par le gouvernement une insuffisance de magistrats dans les juridictions du pays. C’est ainsi que pour combler ce déficit, les autorités s’étaient résolues de recruter les jeunes diplômés en Droit pour les envoyer en formation.

Cependant, certains étudiants n’ont jusqu’à lors pas été envoyés en formation bien qu’une partie de leurs condisciples promotionnaires aient déjà été envoyés au Cameroun, en Tunisie, au Bénin et au Sénégal pour être formés.

En juin dernier, 334 dossiers d’auditeurs judiciaires examinés par un comité interministériel, avaient été retenus et devaient par la suite permettre à leurs détenteurs de subir immédiatement une formation initiale de magistrature. À ce jour, aucune suite n’aurait été donnée à ces dossiers.

Face à cette situation, le collectif des élèves magistrats a tenu à rencontrer le Premier ministre, Clément Mouamba, en vue de s’enquérir des perspectives d’avancement de leurs dossiers. 

Le collectif qui en septembre 2018 avait déjà été reçu par le Premier ministre n’a cependant pas cette fois-ci bénéficié de la même faveur.

A l’issue de la rencontre de 2018 le Premier ministre avait assuré au collectif que le gouvernement mettrait tout en œuvre pour qu’une solution définitive soit trouvée le plus tôt possible.

Rappelons que le collectif s’était également retrouvé le 3 septembre 2019 devant le siège du ministère de la Justice pour la même cause menaçant de boycotter le prochain concours de magistrature, tant que le ministère de la Justice et des droits humains ne signera pas la note de mise en formation.

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